Born to be a livre se glisse dans vos valises pour un été riche en humour et en suspens!

It’s the most wonderful time of the year! Born to be à la plage, born to be entouré de nature, born to be les nuits à rallonge, mais surtout born to be a livre! C’est le moment d’enfin prendre un peu de temps pour soi, de sortir de sa PAL les romans qui y trainent depuis des mois ou de se ruer à la librairie du quartier pour découvrir toutes les pépites qui nous y attendent. On glisse un, deux, voire trois romans qui nous font envie dans la valise et on plonge pour de bon dans d’autres vies que les nôtres. Les lectures d’été… mes préférées!

Pour cette chronique d’été, après une année chargée dans un climat lourd et parfois anxiogène, j’ai choisi de vous partager au maximum des ouvrages pour se changer les idées tout en découvrant bien sûr des histoires inoubliables. En faisant le bilan une tendance se dessine, l’émotion prime, et l’humour n’est pas en reste. Il était temps de remettre un peu de légèreté et d’insouciance dans mon quotidien et j’ai eu la chance d’être bien conseillée de ce côté. J’ai tout de même fait également la part belle aux polars, vous imaginant sur une plage de sable chaud sans pouvoir poser votre livre jusqu’à la dernière page, mes lectures favorites de ces dernières semaines!

Je vous présente donc sans plus attendre ma dernière sélection Born to be a livre spécial été et j’espère que vous y trouverez votre bonheur! Et pour ceux qui chercheraient des recommandations supplémentaires rendez-vous ici!

Mes derniers coups de coeur

Born to be a livre

« Bondrée » d’Andrée A. Michaud

Résumé:

« À l’été 1967, une jeune fille nommée Zaza Mulligan disparaît dans les bois entourant Boundary Pond, un lac situé à la frontière entre le Québec et le Maine, rebaptisé « Bondrée » par un trappeur qui y avait vécu une tragique histoire d’amour. Les recherches s’organisent et Zaza est bientôt retrouvée morte, la jambe prise dans un piège à ours rouillé. L’enquête conclut à un accident. Mais lorsqu’une deuxième jeune fille disparaît à son tour, l’inspecteur Michaud se dit que les profondeurs silencieuses de la forêt recèlent d’autres pièges… »

Alors?:

Eté 67, une forêt en bord de lac, la légèreté estivale mêle les rires des jeunes filles plongeant dans les eaux limpides, à ceux des enfants courant sur la berge. Les odeurs de barbecues s’élèvent des jardins, le décor idyllique de « Bondrée » est planté. Les Québecquois francophones côtoient les américains, ils se comprennent peu, mais tout le monde s’observe de loin. Tout le monde observe surtout Zaza et Sissy, deux jeunes adolescentes sensuelles et bronzées, aux chevelures flamboyantes, qui découvrent et usent de leur féminité. La jalousie pointe dans les coeurs de celles qui ne sont plus comme elles et de ceux qui rêveraient en secret de les posséder.

Puis l’accident, un tragique accident. L’une d’entre elle est morte, on ne l’entendra plus. Le drame inattendu renvoie chacun à ses contradictions, la culpabilité plane, et le soulagement que la foudre soit tombée chez le voisin plutôt que chez soi va renforcer les liens, abolir les barrières de langage. Comment s’en remettre ensemble pour les vivants? L’Eden préservé de Bondrée est désormais profané.

Le silence entoure le lac, on entend plus qu’un cri, au coeur de la forêt. Le cri de l’autre jeune fille, qui vient de disparaitre à son tour. Il ne s’agit plus d’un accident, le ver est dans la pomme, un meurtrier rôde. Il s’attaque à la beauté, à la jeunesse solaire pour la détruire. Le paradis se transforme en enfer, et la suspicion corrompt les âmes, les entache, laissant des traces indélébiles.

J’ai beaucoup aimé l’utilisation mélangée par l’auteure, de la langue anglaise et française, qui donne un style unique pertinent à son récit et rarement j’ai lu un polar si bien écrit! Andrée Michaud a une plume envoutante, cinématographique, qui m’a souvent fait penser à la série « True Détective. » L’atmosphère de « Bondrée, » captivante, est en accord avec la langueur de l’été et devient au fil des pages, plus pesante, oppressante, un climat construit de toute pièce avec précision. Si vous chercher un polar avec de l’action, passez votre chemin, ici nous sommes au plus près des émotions des personnages et l’ambiance prime sur les rebondissements. C’est la grande force de « Bondrée » et la raison pour laquelle c’est pour moi un vrai coup de coeur. La lecture de ce roman vous collera longtemps à la peau, son aura est impossible à oublier!

Born to be a livre

« L’été meurtrier » de Sébastien Japrisot

Résumé:

«J’ai dit d’accord.
Je suis facilement d’accord sur les choses. Enfin, je l’étais avec Elle. Une fois, je lui ai donné une gifle et, une fois, je l’ai battue. Et puis, je disais d’accord. Je ne comprends même plus ce que je raconte. Il n’y a qu’à mes frères que je sais parler, surtout le cadet, Michel. On l’appelle Mickey. Il charrie du bois sur un vieux Renault. Il va trop vite, il est con comme un verre à dents.»

Alors?

Sébastien Japrisot… Le talent, le talent, le talent! De « L’été meurtrier » tout le monde connaît le film de Jean Becker avec Isabelle Adjani. Tout le monde sauf moi. Il ne m’en restait que des bribes de souvenirs effacés. C’est donc avec un regard neuf que j’ai plongé dans la lecture du roman et retrouvé avec plaisir dès les premières lignes, la plume noire et cynique qui m’avait déjà séduite dans « Un long dimanche de fiançailles ». Le style de Japrisot est inimitable et le rythme de son récit monte en crescendo puissamment à mesure que l’intrigue avance.

Eliane, Elle, sa beauté ravageuse, ses yeux, femme fatale, fatale et létale à tous ceux qui la côtoient. Eliane est animée de l’intérieur par la vengeance pour faire justice elle même, à sa manière. Car c’est vital pour Elle, de venger sa maman du viol qu’elle a subit. De la venger des hommes qui salissent, qui avilissent et détruisent une femme parce qu’ils l’ont décidé. J’ai forcément eu Isabelle Adjani en tête pendant toute ma lecture, ne pouvait imaginer une plus parfaite incarnation de ce personnage sulfureux et abîmé… un des meilleurs choix de casting de tous les temps.

Dans « L’été meurtrier », Sébastien Japrisot se penche sur la manière dont un événement tragique affecte tous les protagonistes et les dommages directs et collatéraux auxquels ils vont faire face. J’ai vraiment apprécié dans ce roman, la manière dont le drame est traité par l’auteur, sans le voyeurisme de certains polars actuels, qui se complaisent à décrire le glauque pour satisfaire des envies de lecteur malsaines.

L’intrigue nous est révélée au fur et à mesure en alternant les points de vue des différents personnages, racontant l’histoire à la première personne et nous apportant chacun, de nouveaux éléments. Un procédé mainte fois repris depuis, parfaitement maitrisé par Japrisot qui maintient la tension et le suspens jusqu’au bout. « L’été meurtrier » est une une histoire de vengeance d’Amour, magistralement orchestrée. Je l’ai refermé complètement secouée par la puissance du récit que je venais de découvrir. Un énorme coup de coeur!

Born to be a livre

« Le chapeau de Mitterand » d’Antoine Laurain

Résumé:

« Daniel Mercier dîne seul dans une fameuse brasserie parisienne quand – il n’en croit pas ses yeux – un illustre convive s’installe à la table voisine : François Mitterrand. Son repas achevé, le Président oublie son chapeau, que Daniel décide de s’approprier en souvenir. Tel un talisman, le feutre noir ne tarde pas à transformer sa vie. Daniel aurait-il percé le mystère du pouvoir suprême ? Hélas, il perd à son tour le précieux couvre-chef qui poursuit de tête en tête sa promenade savoureuse, bouleversant le destin de personnages pittoresques et brossant, sous la forme d’une fable, un tableau de la France des années quatre-vingt. »

Alors?:

Je cherchais pour offrir une lecture légère, drôle et intelligente. En discutant avec mon libraire, il pense avoir trouvé une petite pépite que je ne connaissais pas encore et qui pourrait plaire: « Le chapeau de Mitterand ». Le cadeau fut un succès, et son propriétaire me l’a prêté à son tour en apprenant que je ne l’avais pas encore lu.

Le postulat de départ est extrêmement original: Un chapeau, mais pas n’importe lequel, celui d’un président, passe de mains en mains: oublié, récupéré, déposé, volé, le chapeau donne à tous ceux qui sont en sa possession, le courage de changer leur vie. Mais est ce vraiment le chapeau qui est doté d’un certain pouvoir, ou bien les fantasmes des uns et des autres quant à son propriétaire initial, François Mitterand?

A travers les aventures du chapeau et de ses différents propriétaires, nous traversons à nouveau avec Antoine Laurain, la France des années 80. Sur fond de tubes en vogue à l’époque, nous revivons la construction scandaleuse des colonnes de Buren, la célébrité naissante de Basquiat, l’omniprésence de Jacques Séguéla ou encore les discussions par messagerie Minitel. Mais au delà de cette remontée dans le temps nostalgique, Antoine Laurain écrit surtout avec un humour dont je me suis délectée! J’ai éclaté de rire dans le métro ou chez moi, seule avec mes pages, et je me replongeais à chaque fois avec un immense plaisir dans la lecture de son roman.

« Le chapeau de Mitterand » est un livre jubilatoire, un bonbon acidulé à lire pour ceux qui veulent se changer les idées en ayant le sourire jusqu’aux oreilles. Un vrai coup de coeur!

Romans

Born to be a livre

« La salle de bal » de Anna Hope

Résumé:

« Lors de l’hiver 1911, Ella Fay est internée à l’asile de Sharston, dans le Yorkshire, pour avoir brisé une vitre de la filature où elle travaillait depuis l’enfance. Révoltée puis résignée, elle participe chaque vendredi au bal des pensionnaires, unique moment où hommes et femmes sont réunis. Elle y rencontre John, un Irlandais mélancolique. Tous deux dansent, toujours plus fébriles et plus épris. À la tête de l’orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l’eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d’esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades, dont les conséquences pourraient être désastreuses pour Ella et John. »

Alors?:

C’est avec impatience que j’ai attendu la sortie en poche de « La salle de bal », le premier roman d’Anna Hope « Le chagrin des vivants », m’ayant bouleversée il y a deux ans. L’élégance, la finesse de son écriture poétique me restait depuis en tête. Nous sommes ici à nouveau au début du siècle, comme dans son livre précédent.

Anna Hope nous entraine cette fois sur les pas de son arrière grand-père, derrière les portes closes d’un asile du Yorkshire où l’on enferme des malades mais aussi ceux qui ne rentrent pas dans le rang. Un médecin cependant, préoccupé par le bien être des patients et convaincu que la musique adouci les moeurs, accordent à certains l’autorisation le vendredi soir, de participer à un bal tenu au sein de l’établissement.

L’Angleterre en 1911 – et elle est loin d’être la seule- flirte dangereusement avec l’eugénisme, persuadée qu’il est possible d’améliorer la race en traitant les individus qui ne correspondent pas à certains critères élitistes de santé ou d’éducation. Tout est bon à prendre pour défendre un certain ordre moral et social imposé par un petit nombre de réformateurs, convaincus qu’ils sont eux bien sûr, du bon côté de la barrière. Dans un contexte médical dans lequel les comportements, (même ceux causés par la dureté de la vie), pouvaient vous conduire à être enfermés et à subir des thérapies expérimentales inhumaines et choquantes, Ella et John, vont tomber amoureux. Ella et John, deux fleurs sauvages qui ne devraient pas être là, qui vont pousser à travers les fissures du bitume et que l’on va tenter d’arracher car elles dérangent, apportant trop de beauté dans un paysage qui n’y a pas le droit.

« La salle de bal » est un très beau récit romanesque où s’étale la folie des hommes, la vraie, celle motivée par l’ambition et la jalousie contre l’amour, dans un contexte qui le rend impossible. Une très belle lecture que je vous recommande!

Born to be a livre

« Figurec » de Fabrice Caro

Résumé:

« Une femme se retourne et nous fait signe de nous taire, une femme un peu moche et pas du tout dans le chagrin. Ça devient vraiment n’importe quoi ces enterrements.»  À force de courir les funérailles, le narrateur est devenu un expert en la matière. Mais à bien regarder l’assistance, il semblerait qu’il ne soit pas le seul… »

Alors?:

Un auteur dramatique ne parvenant pas à dépasser les deux premières répliques de sa pièce, assiste à des enterrements pour occuper ses journées sans saveur. Classant les funérailles auxquelles il assiste selon le degré d’investissement dans le chagrin de l’assemblée, il s’aperçoit un jour qu’il n’est pas le seul imposteur éploré. En effet une société, « Figurec », emploie des figurants qu’elle place selon la demande, dans tous les événements de la vie, des plus banals aux plus extraordinaires.

Sur ce postulat, on se laisse embarquer dans l’aventure de notre narrateur, qui n’est pas sans nous rappeler le film « Truman show ». Plus on avance dans le récit, plus on se prend à s’imaginer à sa place: et si ceux qui nous entourent étaient eux aussi des figurants placés là par une entreprise? On regarde soudain notre entourage au sens large, d’un autre oeil…

Dans « Figurec » l’humour fraye avec l’absurde, pimentant un récit sur fond de solitude humaine. C’est drôle, fluide et complètement loufoque, un bon moment de lecture.

Born to be a livre

« Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin

Résumé:

« Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent ? »

Alors?:

Ne vous fiez ni au titre ni à la couverture, comme toujours chez Valérie Perrin, les histoires sont plus profondes qu’elles n’y paraissent de prime abord et c’est ce que j’aime chez cette auteure. Il y a un an la lecture « Des oubliés du dimanche » son premier roman, avait été un vrai coup de coeur et de nouveau ici, la magie opère.

Valérie Perrin sait raconter des histoires avec talent, distillant les informations nécessaires à son récit au compte goutte, pour toujours surprendre son lecteur. Ces personnages sont profonds, touchants et sa plume est fluide et très agréable à lire. Elle parle d’amour, de la mort, de la famille avec une subtilité qui me touche toujours beaucoup.

Le roman démarre classiquement sur un couple qui ne s’aime plus. La narratrice reprend le fil de l’histoire depuis le début et puis soudain un caillou dans les rouages et la machine déraille. Persévérez dans votre lecture si elle vous semble déjà vue dans les premiers chapitres, vous ne le regretterez pas. Si par moments je me suis doutée de certains ressors déjà présents dans son ouvrage précédent, je me suis laissée emportée par la finesse de son récit et quelques révélations furent complètement inattendues. Je l’ai lu en trois jours, un très bon moment de lecture.

Born to be a livre

« Sucre Noir » de Miguel Bonnefoy

Résumé:

« Dans un village des Caraïbes, la légende d’un trésor disparu vient bouleverser l’existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l’ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l’héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d’autres horizons.
 Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, et qu’elle distille alors à profusion le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument. »

Alors?:

Un naufrage, un trésor, une légende de bateau de Pirates échoué aux Caraïbes et de l’or, des quantités d’or: de quoi faire tourner la tête à la moindre créature de sang froid! En démarrant cette lecture, je pensais lire avec « Sucre Noir », une aventure de Pirates de bout en bout, comme le laisse présager le premier chapitre. Et bien pas du tout! Miguel Bonnefoy fait faire à son récit un bond en avant de trois siècles, et ce fut pour moi une petite déception, un peu trop loin de la promesse initiale…

Nous découvrons dès lors la famille Otero, installée sur les terres du naufrage et Serena, la belle et mystérieuse Serena. Elle aussi cherche quelque chose. Ce n’est pas un trésor en pièces sonnantes et trébuchantes, mais une vie plus trépidante. Dans « Sucre Noir », tous les personnages poursuivent une quête, quelle soit matériel ou plus intime. Nous le comprenons très vite mais je regrette toujours ce bon vieux capitaine Henry Morgan…

Si l’auteur n’hésite pas à faire de nombreuses ellipses de temps dans son roman, c’est peut être aussi une des raisons pour lesquelles je me suis moins attachée aux personnages que ce que j’espérais. Mais j’ai poursuivi ma lecture, séduite tout de même par le très beau style de Miguel Bonnefoy et l’atmosphère envoutante dans laquelle il a fait évoluer son récit.

Tenant bien plus du conte philosophique que du roman d’aventures, « Sucre Noir » n’en est pas moins un bon moment de lecture. Le roman est superbement écrit et se dévore aussi vite qu’un incendie consume un champs de canne à sucre. Le récit de Miguel Bonnefoy n’est bien sûr pas exempt d’une morale d’ores et déjà connue de tous, à savoir l’argent ne fait pas le bonheur, mais il est toujours bon de le rappeler d’une manière ou d’une autre, la cupidité étant le poison qui engloutit le coeur des Hommes depuis des siècles, avec les résultats désastreux que l’on connaît.  » Sucre noir » est une jolie fable incendiaire qui m’a fait pensé aux contes terribles dont je raffolais plus jeune.

Polar

Born to be a livre

« Des gens d’importance » de Mariah Frédericks

Résumé:

« New York, 1910. Jane Prescott, femme de chambre, jouit d’une réputation exemplaire, et d’un esprit affuté qui lui permet de voir bien au-delà du mode de vie mondain et fastueux des riches parvenus chez qui elle sert. Jane est ainsi la première à comprendre ce que les fiançailles de sa jeune maîtresse avec le très en vue Norrie Newsome, déjà promis à une autre, ont de scandaleux. Et quand ce dernier est retrouvé mort, elle est aussi la mieux placée pour trouver qui avait intérêt à le voir disparaître. Dans un contexte social incandescent, le coupable est à chercher aussi bien dans les milieux anarchistes que les demeures bourgeoises. Car Jane sait que, autant dans la bonne société que dans les entrailles abandonnées de la ville, la haine et la violence couvent sous la surface, et peuvent éclater à tout moment… »

Alors?

Fans de Downtown Abbey ou des romans d’Anne Perry, n’allez pas plus loin et jetez vous sur ce polar qui prend ses racines en Amérique au début du siècle. Vous y retrouverez tous les éléments qui font l’intérêt de ces récits: les relations employeurs/ employés dans la haute société de l’époque, nimbées de jalousie, de rancoeur, de mensonges et d’enjeux qui nous dépassent. Ajoutez y le contexte social explosif et cruel de l’Amérique de l’industrialisation -monstre de fer et de fumées qui a brisé des milliers de vies sur son passage en brandissant la bannière du progrès industriel- et vous obtiendrez « Des gens d’importance ».

J’ai passé un bon moment de lecture aux côtés de Jane Prescott, notre héroïne femme de chambre employée par une famille de « nouveaux riches ». Même si ce n’est pas un coup de coeur, le contexte historique, naviguant entre le luxe et la misère du New York de 1910 – et à mon sens plus intéressant que l’enquête – m’a tout de même plu. Une lecture fluide et divertissante pour les amateurs du genre!

Science Fiction

Born to be a livre

« Farenheit 451 » de Ray Bradbury

Résumé:

« 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé. »

Alors?

Roman dystopique culte, lu et relu dans un contexte où il parait chaque jour un peu plus probable que la fiction rejoigne un jour la réalité, « Farenheit 451 » est à mon sens aussi important que d’autres oeuvres telles que « 1984 » et « Le meilleur des mondes ». Nous devrions les avoir dans nos bibliothèques et les relire régulièrement afin de se rappeler que s’accoutumer progressivement à la perte de nos libertés vers un monde toujours plus « sécuritaire », est une ineptie qui nous perdra tous.

Notre rendez-vous Born to be a livre spécial été touche à sa fin, on se retrouve cet automne et d’ici là bonne lecture et bonnes vacances!