Les livres à glisser dans ses bagages, pour des lectures d’été pleines d’évasion, de parcours d’exception et d’inspiration!

Quand je pense à l’été ou aux vacances il y a toujours un moment où je m’imagine sur une plage de sable chaud avec le bruit des vagues en fond et surtout un livre à la main. Autour de moi d’autres êtres plongés également dans leurs lectures, absorbés par les univers que l’ont découvre à l’unisson. L’autre jour j’ai vu passer une étude sur le nombre de livres que les Français lisent par mois, le chiffre était très faible, je me suis posé la question des raisons. Désintérêt ou manque de temps? Les espaces des librairies me semblent pourtant souvent noirs de monde, je pense qu’il y a toujours un attrait particulier que la lecture exerce. Alors je penche pour le manque temps. Car il faut du temps pour lire, enfin surtout, il faut créer ce temps. L’été le temps de cerveau disponible à la lecture semble plus grand mais dans ces cas là, que choisir? Vers quelles lectures d’été s’orienter? Le choix est tellement vaste… Souvent en ce qui me concerne le bouche à oreille fonctionne bien, on me recommande un ouvrage et la curiosité me pousse à me pencher sur son cas. Si l’écriture me plait ou que quelque chose d’indicible me touche, il m’arrive souvent aussi de lire plusieurs livres du même auteur. Et à leur tour, les sources d’inspirations de ces auteurs m’orientent vers d’autres ouvrages, à l’infini…

Je vous ait donc fait une sélection assez large des meilleurs livres que j’ai pu lire ces six derniers mois, du roman à l’autobiographie en passant par la sociologie, des livres qui m’ont passionné, instruite ou tenue en haleine par leur suspens, qui m’ont touchée ou même bouleversée. Des livres qui m’ont marqué, chacun à leur manière et dont je me souviens encore des mois plus tard que je ne pourrai pas oublier!

(Les descriptions qui suivent le titre de l’ouvrage ne sont pas de moi, mais les quatrième de couverture.)

Lectures d'été

Mes derniers coups de coeur

« Retour à Reims » de Didier Eribon

« Après la mort de son père, Didier Eribon retourne à Reims, sa ville natale, et retrouve son milieu d’origine, avec lequel il avait plus ou moins rompu trente ans auparavant. Il décide alors de se plonger dans son passé et de retracer l’histoire de sa famille. Évoquant le monde ouvrier de son enfance, restituant son ascension sociale, il mêle à chaque étape de ce récit intime et bouleversant les éléments d’une réflexion sur les classes, le système scolaire, la fabrication des identités, la sexualité, la politique, le vote, la démocratie. »

« La servante écarlate » de Margaret Atwood

« Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. »

Romans

« D’Après une histoire vraie » de Delphine de Vigan

« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser. »

« Le livre des Baltimore » de Joël Dicker

« Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ? »

« Dans la Forêt » de Jean Hegland

« Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’éléctricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. »

Lectures d'été by Coolkidsonthedancefloor

Récits Autobiographiques, relations parent / enfant

« Lady B » de Maya Angelou

« Dans cet ouvrage, la célèbre auteure partage l’aspect le plus intime de sa vie : sa relation avec sa mère. Pour la première fois, Maya Angelou révèle les joies et les difficultés d’être la fille de Vivian Baxter, une femme d’une détermination à toute épreuve. Quand son mariage commença à battre de l’aile, Vivian, qui habitait en Californie, envoya Maya, qui avait alors trois ans, et son frère plus âgé vivre chez leur grand-mère à Stamps, en Arkansas. Pendant de longues années, Maya vécu avec le sentiment d’avoir été abandonnée, mais ses retrouvailles avec sa mère, dix plus ans plus tard, marquèrent le début d’une histoire qui n’avait pas encore été racontée. Dans Lady B, Angelou relate avec beaucoup d’émotion le long cheminement menant à la réconciliation avec sa mère, qu’elle préférait appeler simplement « Lady », révélant ainsi les moments profondément intimes qui firent évoluer les sentiments d’amour et de respect entre elles. »

« Une femme » d’Annie Ernaux

« Le lundi 7 avril 1986, la mère d’Annie Ernaux s’éteint dans une maison de retraite. En trois ans, une maladie cérébrale, qui détruit la mémoire, l’avait menée à la déchéance physique et intellectuelle. Frappée de stupeur par cette mort que, malgré l’état de sa mère, elle s’était refusé à imaginer, Annie Ernaux s’efforce de retrouver les différents visages et la vie de celle qui était l’image même de la force active et de l’ouverture au monde.
Mise au jour, de l’évolution et de l’ambivalence des sentiments d’une fille envers sa mère : amour et haine, culpabilité, tendresse et agacement, attachement viscéral et muet pour la vieille femme diminuée. »

« La Place » d’Annie Ernaux

« Annie Ernaux compose La Place après la disparition de son père. Au fil de ses souvenirs, elle retrace la vie de cet homme, ouvrier devenu cafetier, qui avait conquis sa «place» dans la société. Dans une écriture épurée et pudique, elle dévoile la douloureuse distance que ses études et son mariage ont installée entre elle et son père, et rend un vibrant hommage à ses parents. »

lectures d'été

Autobiographie

« Un long chemin vers la liberté » Nelson Mandela

« Commencés en 1974 au pénitencier de Robben Island, ces souvenirs furent achevés par Nelson Mandela après sa libération, en 1990, à l’issue de vingt-sept années de détention.
Rarement une destinée individuelle se sera aussi étroitement confondue avec le combat d’un peuple et le devenir d’une nation. Né et élevé à la campagne, dans la famille royale des Thembus, Nelson Mandela gagne Johannesburg où il va ouvrir le premier cabinet d’avocats noirs et devenir un des leaders de l’ANC. Dès lors, à travers la clandestinité, la lutte armée, la prison, sa vie se confond plus que jamais avec son combat pour la liberté, lui conférant peu à peu une dimension mythique, faisant de lui l’homme clef pour sortir son pays, l’Afrique du Sud, de l’impasse où l’ont enfermé quarante ans d’apartheid.
Document majeur sur un des grands bouleversements de la fin du xxe siècle, ce livre est aussi le témoignage d’un combat exemplaire pour la dignité humaine. »

Sociologie

« Sur la télévision » de Pierre Bourdieu

« Ces deux cours télévisés du Collège de France, présentent, sous une forme claire et synthétique, les acquis de la recherche sur la télévision. Le premier démonte les mécanismes de la censure invisible qui s’exerce sur le petit écran et livre quelques-uns des secrets de fabrication de ces artefacts que sont les images et les discours de télévision. Le second explique comment la télévision, qui domine le monde du journalisme, a profondément altéré le fonctionnement d’univers aussi différents que ceux de l’art, de la littérature, de la philosophie ou de la politique, et même de la justice et de la science ; cela en y introduisant la logique de l’audimat, c’est-à-dire de la soumission démagogique aux exigences du plébiscite commercial. »

« La domination masculine » de Pierre Bourdieu

« Pierre Bourdieu s’interroge sur la permanence de la domination masculine. Pour la mettre en évidence, il s’appuie sur une étude ethnographique qu’il a menée auprès des Berbères de Kabylie, une société entièrement construite autour de l’homme, archétype d’une culture méditerranéenne. La pensée relative à la différence des sexes y est profondément enracinée, permettant ainsi de dégager les structures symboliques qui perpétuent la domination de l’homme sur la femme. Il souligne trois principes: la distinction des sexes résulte plus des normes sociales que de la nature. De fait, la distinction homme femme est plus une construction sociale qu’un fait biologique. Et ces normes arbitraires finissent par être acceptées comme une « nécessité de la nature » et s’ancrent ainsi dans les esprits. Ainsi, les femmes participent à la domination masculine parce qu’elles adoptent les catégories du dominant. Dans cette fabrication interviennent plusieurs acteurs, la famille d’une part (sur laquelle s’est concentré le travail des féministes) mais aussi l’Etat, l’école ou l’église vers lesquels Bourdieu pense se tourner pour voir les choses changer.  »

J’espère que ces ouvrages vous plairont, quant à moi je reprend mes lectures et j’attaque les piles de livres qui m’attendent! On se retrouve cet automne pour d’autres découvertes littéraires!