Les livres sont des trésors, on ne sait jamais ce qu’ils renferment, mais leur contenu peut transformer nos vies.

Je suis une grande passionnée de lecture depuis toujours et je dévore de nombreux livres par mois. Des piles de livres parsèment notre appartement en attendant d’être entamés, les librairies sont mon Disneyland personnel et je repars toujours avec des dizaines de bouquins sous le bras. Je lis beaucoup et de tout, me plongeant avec délice dans les univers que l’on me propose. Une vie entière ne suffirait pas à lire tout ce que j’aimerai découvrir, mais inlassablement, je parcours des lignes et des lignes de mots liés les uns aux autres et qui racontent de merveilleuses histoires.

J’avais très envie de vous partager certains des ouvrages qui m’ont le plus marqué, certaine qu’ils auront sûrement aussi un impact dans vos vies, de la sociologie au roman initiatique, des classiques en passant par les petits derniers qui ont atterri dans ma bibliothèque. Des livres qui m’ont fait réfléchir, rire, qui m’ont émue, bouleversée, qui m’ont fait du bien ou transportée. Cette liste est bien sûre vouée à être complétée, il y a tant de livres que je n’ai pas encore lu!

Partons ensemble à la chasse aux trésors de ces livres indispensables!

(Les descriptions des livres cités sont les quatrièmes de couverture, pour vous donner un aperçu de ce que contient chaque ouvrage.)

Livres Indispensables by Coolkidsonthedancefloor

Sociologie

« Retour à Reims » de Didier Eribon

« Après la mort de son père, Didier Eribon retourne à Reims, sa ville natale, et retrouve son milieu d’origine, avec lequel il avait plus ou moins rompu trente ans auparavant. Il décide alors de se plonger dans son passé et de retracer l’histoire de sa famille. Évoquant le monde ouvrier de son enfance, restituant son ascension sociale, il mêle à chaque étape de ce récit intime et bouleversant les éléments d’une réflexion sur les classes, le système scolaire, la fabrication des identités, la sexualité, la politique, le vote, la démocratie… Réinscrivant ainsi les trajectoires individuelles dans les déterminismes collectifs, Didier Eribon s’interroge sur la multiplicité des formes de la domination et donc de la résistance. Un grand livre de sociologie et de théorie critique. »

« La fabrique des imposteurs » de Roland Gori

« Faire prévaloir la forme sur le fond, se fier à l’apparence et à la réputation plutôt qu’au travail et à la probité intellectuelle, s’abandonner aux fausses sécurités des procédures plutôt que se risquer à la vraie réflexion… Voilà le terrain où prospère l’imposture. A la croisée de l’étude sociologique et de l’analyse clinique, Roland Gori, l’initiateur de l’Appel des appels – collectif national créé en 2009 pour « résister à la destruction volontaire et systématique de tout ce qui tisse le lien social » – réfléchit à la menace que fait peser notre société de la norme sur notre capacité à créer, à rêver et à imaginer une manière de vivre authentique. Sous l’égide de Michel Foucault et de Georges Canguilhem, il invite chacun à sortir du conformisme qui nécrose la créativité, et réaffirme avec force que seules l’ambition de la culture et l’audace de la liberté partagée sont capables d’inventer l’avenir. »

« Une société sans école » d’Ivan Illitch

« L’école obligatoire, la scolarité prolongée, la course aux diplômes, autant de faux progrès qui consistent à produire des élèves dociles, prêts à consommer des programmes préparés par les  » autorités  » et à obéir aux institutions. À cela il faut substituer des échanges entre  » égaux  » et une véritable éducation qui prépare à la vie dans la vie, qui donne le goût d’inventer et d’expérimenter. »

Sciences humaines et philosophie

« L’art d’aimer » d’Erich Fromm

« Assoiffés d’amour, nous vivons tous dans l’idée romantique qu’il va nous tomber dessus sans crier gare. Mais parce que nous cherchons l’amour comme une marchandise, parce que nous sommes aussi impatients que consuméristes, nous passons à côté de l’art même d’aimer. Erich Fromm nous montre que l’amour est un art qui s’apprend. Aimer c’est prendre conscience de sa place dans la société, c’est comprendre qu’en se tournant vers l’autre, on explore ses propres ressources ; c’est aussi, paradoxalement, réaliser que c’est en s’aimant soi-même qu’on se rend libre.
Accessible, profondément humaniste, L’Art d’aimer est un ouvrage majeur, un classique indispensable. »

« Le sens du Bonheur » de Jiddu Krishnamurti

« L’enseignement de Krishnamurti repose sur la conviction que les transformations de la société ne peuvent se faire qu’au terme d’une transformation des individus. Critique vis-à-vis des religions et des sectes, Krishnamurti n’aura de cesse de répéter que le bonheur passe par le refus de tout type d’autorité. C’est le sens des multiples conférences qu’il a données pendant des dizaines d’années, partout dans le monde.« Dès l’instant où vous suivez quelqu’un, vous cessez de suivre la Vérité. »Le Sens du bonheur – un best-seller mondial – nous permet de voir le monde autrement. Sans parti pris, universelle, la parole de Krishnamurti nous fait découvrir les racines mêmes de nos problèmes personnels et de ceux de la société qui nous entoure. Il nous apprend l’art de voir et d’écouter avec notre cœur. Et à découvrir la Vérité qui est en nous. »

« Pieds nus sur la terre Sacrée » de Teri C. Mc Luhan

« Pieds nus sur la Terre sacrée rassemble des textes appartenant au patrimoine oral ou écrit des Indiens d’Amérique du Nord. Cette sélection se propose d’apporter des éclaircissements sur l’histoire des Indiens et de montrer la pérennité de leur civilisation. Le ton de ces écrits, classés par ordre chronologique, est tour à tour celui de la sagesse, du lyrisme, de l’éloquence ou de l’émotion profonde. Portrait de la nature et de la destinée indiennes, ils sont avant tout la preuve de la renaissance d’une civilisation authentiquement indienne. Cette anthologie tend à mettre en relief des traits caractéristiques de cette civilisation où les considérations politiques et historiques s’estompent au profit d’une harmonie de l’homme et de la nature, dans laquelle la terre devient une création sacrée. »

« Vers la sobriété heureuse » de Pierre Rabhi

« J’avais alors vingt ans, et la modernité m’est apparue comme une immense imposture. » Dans cet ouvrage, Pierre Rabhi apporte son témoignage sur ce qu’il appelle la « sobriété heureuse », prise en tant que réelle valeur de bien-être, force de libération physique et morale. »

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Anticipation et Science Fiction

« 1984 » de Georges Orwell

« Londres, 1984. Voici Winston Smith, employé au Ministère de la Vérité, chargé de réécrire l’histoire afin qu’elle s’accorde avec la version officielle. Voici les télécrans qui diffusent en permanence les messages de propagande et espionnent sans relâche chaque individu. Voici Julia, rencontrée lors des Deux Minutes de la Haine quotidiennes et obligatoires où l’on conspue le Traître Emmanuel Goldstein, qui aura maille à partir, comme Winston, avec la Police de la Pensée. Voici la novlangue qui dépouille le langage de ses inflexions subversives, qui le réduit à un rôle informatif. Et surtout, voici Big Brother, aujourd’hui passé au stade de figure mythique, symbole de la surveillance et de l’oppression totalitaire. 1984, une machine monstrueuse si habilement huilée, qui broie l’homme et les pensées, et que plus rien ne semble pouvoir enrayer. Nous n’en avons pas rêvé, Orwell l’a fait. Espérons qu’il sera le seul. « Big Brother is watching you. » Inspiré par le Londres de la Seconde Guerre, le communisme et tous les totalitarismes, 1984 est la plus époustouflante des antiutopies. Le livre, qui a rendu fameux le Novlangue (langage réduisant la capacité de pensée) ou la correction des archives historiques, évoque tant de dérapages contemporains qu’il doit être lu… pour ne pas être un jour subi. »

« La ferme des animaux » de Georges Orwell

« Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :  » Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d’alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux son égaux. « Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer :  » Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres.  »

« Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley

« Demain, le bonheur sera universel. Et obligatoire ! Dans le meilleur des mondes les foetus sont « préparés» dans des incubatrices en fonction du rôle qu’on leur destine. Les futurs Alphas, de la caste des élites, reçoivent plus d’oxygène, plus de «pseudo sang». Quant aux futurs Epsilons, à qui l’on réserve les tâches les plus pénibles, on veille à ne pas développer leurs facultés intellectuelles : un bon ouvrier n’a pas besoin de penser. Dans le meilleur des mondes, un système éducatif qui façonne les esprits comme les corps, une société communautaire qui proscrit l’individualisme, où la cellule familiale ne peut exister. Dans ce meilleur des mondes méthodiquement planifié pour construire les hommes en fonction des besoins, pour contraindre un bonheur artificiel, pour museler les passions et les interrogations, il y aura bien un grain de sable pour s’insérer dans les rouages. Un récit incontournable écrit en 1931, qui n’a pas fini d’influencer écrivains et cinéastes. »

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Roman Initiatique

« L’alchimiste » de Paolo Coelho

« Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Lorsqu’il rencontre l’Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Merveilleux conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chaque être. »

« Le vieil homme et la mer » d’Ernest Hemingway

« Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C’est ton droit. Camarade, je n’ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ça m’est égal lequel de nous deux qui tue l’autre. Qu’est-ce que je raconte ? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson. »

« Le guerrier pacifique «  de Dan Millman

«Tout commença en décembre 1966, qui marqua le début d’une série extraordinaire d’événements dans ma vie. J’étais en troisième année à l’université de Californie à Berkeley. Un jour à trois heures vingt du matin, dans une station-service ouverte toute la nuit, je rencontrai pour la première fois Socrate. (Il ne me dit pas son vrai nom, mais après avoir passé un moment avec lui cette nuit-là, je l’appelai d’instinct comme l’ancien sage grec ; le nom lui plut et lui resta.) Cette rencontre fortuite, ainsi que les aventures qui ont suivi, allaient changer ma vie.» L’homme que l’auteur appelle Socrate a réellement existé. Âgé de presque cent ans, Socrate révèle une formidable jeunesse d’esprit et un humour décapant. À son contact, Dan, un sportif de haut niveau en mal de vivre, voit ses croyances complètement bouleversées. Guidé par le vieux sorcier excentrique, Dan triomphe peu à peu de ses peurs et de ses illusions pour vivre comme un amoureux et un guerrier… pacifique. »

Bien être

« Le Bonheur d’être soi » de Moussa Nabati

« Le bonheur est en chacun de nous.C’est une disposition, une aptitude interne. A travers de nombreux témoignages, Moussa Nabati nous montre que le seul vrai obstacle empêchant l’adulte de goûter au bonheur provient de sa difficulté à oser être lui-même. Etre soi, cela veut dire s’aimer, se respecter, savoir ressentir, choisir, désirer et s’exprimer en son nom propre, pour son compte. C’est avoir un psychisme autonome, différencié des autres mais relié à ses origines et à son passé. Dès lors, il n’y a rien de particulier à faire, aucune recette miracle pour trouver le bonheur : seule la pacification avec sa propre histoire permet de s’en rapprocher. »

« Les 5 blessures qui empêchent d’être soi même » de Lise Bourbeau

« Avez-vous parfois l’impression de tourner en rond dans votre cheminement personnel? Vous arrive-t-il de voir resurgir un problème que vous pensiez avoir résolu? Peut-être ne cherchez-vous pas au bon endroit.

Ce livre de Lise Bourbeau démontre que tous les problèmes d’ordre physique, émotionnel ou mental proviennent de cinq blessures importantes : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Grâce à la description très détaillée de ces blessures et des masques que vous avez développés pour ne pas les voir, les sentir et surtout pour ne pas les connaître, vous arriverez à identifier la vraie cause d’un problème précis dans votre vie. »

« Les vertus de l’échec » de Charles Pépin

« Avoir raté ne veut pas dire être un raté. Cela paraît évident et pourtant, de nombreux mécanismes nous conduisent à considérer l’échec de façon dramatique. Et si échouer était finalement une partie de la réussite ? Charles Pépin propose une analyse originale de l’échec, loin des standards sociétaux actuels. Côté références, Pépin s’appuie sur des textes philosophiques, et côté exemples, il nous prouve qu’on peut devenir connu et reconnu, même après un revers cuisant. Un bon livre pour voir plutôt le verre à moitié plein. »

J’espère que vous découvrirez à votre tour des univers qui vont vous passionner, n’hésitez pas à me laisser vos impressions et vos coups de coeur en commentaire.