Trois semaines de Backpack dans le Dragon de l’Asie

De Hanoï à Bac Hà

Après 18h d’avion depuis Paris via Singapour, nous voilà enfin arrivés au Vietnam! Cela faisait deux ans que nous n’étions pas revenus en Asie et ça nous manquait énormément. Lors d’un précédent voyage en Thaïlande et au Laos, nous étions tombés complètement sous le charme et nous avions vraiment hâte de repartir à l’aventure en Asie découvrir d’autres pays, d’autres cultures, vivre d’autres expériences. Routard dans le sac à dos, carte sim achetée à l’aéroport, dôngs en poche, on saute dans un taxi direction le centre ville d’Hanoi. Nous sommes vendredi et notre but est de partir à Bac Hà dans les montagnes du Nord Ouest pour assister le dimanche matin au marché des différentes ethnies de la région. J’ai une passion sans fin pour les marchés, alors quand j’ai vu ça sur différents blogs et guides, je me suis dit que je devais absolument y aller.  On doit donc se rendre à la gare routière pour prendre un bus de nuit qu’on avait repéré sur internet, qui nous fera à arriver à Bac Hà à l’aube.

« on se rend compte que le klaxon est le sport national au Vietnam. Sans ça tu n’existes pas sur la route »

Hanoï

Là premier choc culturel qui nous passionne, très peu de gens parle anglais, l’architecture de leurs maisons toutes en hauteur ne ressemble à rien de ce que l’on a pu voir auparavant. Et des scooters, des centaines de scooters. Une fourmilière de scooters. On est fascinés par la manière dont tous s’accordent, les gens traversent sans passages piétons et tout le monde klaxonne sans cesse. Notre taxi aussi a klaxonné pendant tout le trajet depuis l’aéroport et on se rend compte que le klaxon est le sport national au Vietnam. Sans ça tu n’existes pas sur la route. Et tu as envie d’exister sur les routes au Vietnam.

Débarqués devant la gare routière on se rend au guichet et là tout est écrit en Vietnamien, normal.

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On se dit que ça va être un peu sportif de trouver le bon bus. Avec nos meilleurs dessins sur post it et nos accents Vietnamiens vraiment limités, on arrive quand même à se faire comprendre. Après avoir bien rigolé avec la guichetière, c’est bon on a nos tickets et 7h à tuer avant le départ.

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Quartier des 36 corporations, Hanoi

« On n’avait jamais pensé à garer une voiture entre notre canapé et notre télé »

Le quartier des 36 corporations

Direction le quartier des 36 corporations, centre historique de la ville où chaque rue avait un corps de métier bien particulier. Le quartier a un charme fou. Les rues sont étroites, toutes en hauteur, des voitures et des scooters sont garés dans les salons des habitants qui leur servent de boutique. On n’avait jamais pensé à garer une voiture entre notre canapé et notre télé mais ça nous éviterai bien des problèmes de stationnements en France, et on trouve ça génial. Rien ne ressemble à ce qu’on connait. Le bruit, les odeurs, la culture est à l’opposé de la notre et c’est incroyable. Des femmes coiffées du chapeau conique traditionnel, transportent des kilos de marchandises, des stands de nourriture ambulants sont à chaque coin de rue, des coiffeurs coupent les cheveux des gens sur les trottoirs, et assis sur des minis tabourets en plastique, les gens dégustent des Pho. L’idée du Voyage prend tout son sens, découvrir d’autres vies.

Photo by WilliamK

Gare routière d’Hanoi

Le bus de Hanoï à Bac Hà

De retour à la gare routière, on se prépare psychologiquement à nos 11h de bus pour le nord. Nous n’avons pas encore dormi depuis notre départ de Paris, mais on ne se doute pas encore de l’aventure que ça va être. On nous indique notre bus, on met les sacs en soute et on monte. Dans ce bus, que des couchettes allongées, avec des couvertures en polaire léopard. On se fait engueuler direct parce qu’on a pas enlevé nos chaussures et qu’on ne se met pas au bon endroit. Le ton est donné mais on se marre bien. On se dit  que quand même, ça va être vachement long ce trajet de 11h sur ces couchettes où on ne peut ni allonger les jambes parce qu’on est trop grands, ni être assis sans avoir la tête pliée d’un côté ou de l’autre. Le bus se remplit, des familles entières montent et se partagent leurs couchettes, les conversations fusent, les téléphonent sonnent sans cesse et là un autre couple de Français nous rejoint au fond du bus.

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Les voyages ça crée des liens, et juste pour ça on est super heureux de ce trajet en bus dont on se souviendra toute notre vie, aussi parce qu’on s’est fait des amis, des vrais, oui des gens qu’on voit encore de retour à Paris !

« à un moment j’ai l’impression qu’on fait le trajet en marche arrière. Je regarde à travers le rideau et oui, on est bien pleine balle en marche arrière sur l’autoroute »

Retour à notre trajet, le bus part, d’épuisement j’arrive à dormir un peu entre le klaxon qui ne s’arrête jamais, le chauffeur qui roule comme Vin Diesel et les dizaines d’arrêts pour déposer des gens et en faire monter d’autres. On s’arrête en plein milieu de la nuit sur des aires en bord de route, dans des hangars gigantesques avec des tables et quelques stands de nourriture. On distingue les néons à travers le brouillard, ça à un côté très cinématographique et mystérieux et on a l’impression d’avoir quitté Paris il y a des jours entiers. On reprend la route, et là à un moment j’ai l’impression qu’on fait le trajet en marche arrière. Je regarde à travers le rideau et oui, on est bien pleine balle en marche arrière sur l’autoroute. De nuit. Sans éclairage. Cinq bonnes minutes passent, et c’est long dans ces moments 5 minutes. Et là au loin je distingue un homme qui arrive en courant, qui donne tout ce qu’il peut. Le bus s’arrête, le type monte. On l’avait oublié sur l’aire d’autoroute. Improbable. Mais c’est pour ce genre de moments qu’on aime les voyages.

Quand on attaque la montagne, je me dis que je suis contente de faire le trajet de nuit, de ne pas voir les ravins dans les virages à la vitesse à laquelle on roule. Et si je vois le jour se lever, je remercierai la Vie d’avoir été de mon côté cette nuit là.

Trois heures du matin, on s’arrête sans repartir cette fois. La moitié du bus se vide, il fait nuit noire. On a nos lampes frontales mais on ne voit rien. On essaie tant bien que mal de demander si on est arrivés à destination car il est bien plus tôt que prévu, mais on n’arrive pas à se faire comprendre. Alors on se dit que le jour ne tardera pas à se lever et on verra bien à ce moment là. Cinq heures et demie du matin, le jour se lève, Will n’a pas réussi à dormir et ne tient plus en place, il nous réveille et on se rend compte que nous sommes bien à Bac Hà, avec l’impression d’être arrivés au bout du monde. L’atmosphère est magique avec les rizières embrumées, les chiens errants, les poules et cochons qui vivent leur vie en plein milieu des chemins. L’aventure peut commencer!

Bac Hà

On se rend à l’hôtel que l’on avait réservé sur internet avant notre départ. On réserve rarement à l’avance mais vu la demande des chambres le samedi soir pour le marché du dimanche matin, on est contents de l’avoir fait, surtout pour aller se poser un peu avant de partir à la découverte du village et ses environs. On vous donne le nom de l’hôtel, Hôtel Ngan Nga Bac Hà,( à ne pas confondre avec un autre qui porte le même nom) Le patron parle un très bon anglais, le service était vraiment bien, les chambres sommaires mais propres et la cuisine délicieuse. On s’est régalés. Leurs Pho sont tellement bons! Ce ne sera que le début de notre aventure culinaire Vietnamienne qui va se révéler de haute volée!

Photo by WilliamK

Bac Hà tranche avec les petits villages aux alentours, l’architecture est austère mais très intéressante et les villages autour semblent complètement déconnectés de tout, bien qu’à quelques kilomètres seulement.

« Ca nous parait tellement loin de ce qu’on connait, et du développement effréné dans lequel nos pays sont. Par contre tout le monde est équipé d’un téléphone portable »

Le reste de la journée on s’est baladés dans les alentours de la vallée pour découvrir les alentours de Bac Hà et on a fait des rencontres incroyables. Ce qui nous a le plus frappé c’est que les gens vivent dans ces montagnes  comme si le temps s’était arrêté et que  » le progrès » n’avait pas encore atteint ces contrées. Le contraste est frappant avec ce que l’on a vu à Hanoi la veille. Les cochons, les poules et les boeufs vivent dans les maisons, les enfants jouent pieds nus dans la boue avec des cailloux. Ca nous parait tellement loin de ce qu’on connait, et du développement effréné dans lequel nos pays sont. Par contre tout le monde est équipé d’un téléphone portable. C’était assez surréaliste de voir des gens avec très peu, mais tous, téléphones à la main.

Photo by WilliamK

On souhaite se lever de bonne heure le lendemain pour le marché. Après un autre repas délicieux pris à l’hôtel et une soirée spectacle de danse et karaoké dans la ville, on part dormir un peu. Au Vietnam, un conseil, évitez si vous le pouvez les chambres en bord de route si vous voulez dormir. Le klaxon étant vraiment très présent.

Photo by WilliamK

Le marché de Bac Hà

Quand on dit se lever tôt, comprendre être sur place vers 7h du mat. Oui on se lève beaucoup plus tôt en voyage qu’en France, on a envie de voir des milliers de choses. Et pour le coup là on est vraiment contents de l’avoir fait car vers 9h, c’est déjà noir de monde. Sept heures du matin, la montagne se réveille dans le brouillard. Les ethnies des villages de la vallée viennent vendre leurs marchandises. Principalement les ethnies Hmong Fleurs et Dzao Noirs. Des quantités de fruits et légumes tous plus beaux et appétissants les uns que les autres, du curcuma orange fluo, des piments à n’en plus finir… Les cantines de plein air  juste à côté sont pleine à craquer, avec des spécialités dont on ne se sent pas la force de tester, même si on est aventuriers. Le marché est fascinant et je repartirai bien avec des kilos de fruits et légumes frais. On a fait l’impasse sur le marché des animaux vivants par contre, qui est un peu excentré au bord de la rivière. Les Vietnamiens consomment du chien en plus d’autres animaux et Will en ayant aperçus vivants dans des sacs, il m’a fait faire demi tour dans la seconde.

De Bac Hà à Sapa

Fin du marché et reprise du marathon de la découverte. On monte dans un bus en direction de Sapa, une ville de montagne à 3h de route de Bac Hà. Qui se transformeront en 7h après avoir été coincés juste derrière un poids lourd qui venait de s’embourber dans le bas côté, en travers de la route et en plein virage. Au Vietnam les gens forcent le passage quoi qu’il arrive, alors après que des dizaines de véhicules aient essayé de passer en forcing en créant le bouchon le plus gigantesque qu’on ai vu en montagne, notre conducteur de bus a fini par se résigner.

Sapa

Plusieurs heures plus tard nous atteignons enfin Sapa, qui à l’inverse de Bac Hà, ressemble plus à une station de ski assez touristique. J’ai un peu l’impression d’être dans le quartier de Saint Michel à Paris, mixé avec de la montagne. On est moins sous le charme, mais on est venus pour voir les alentours. On va y passer la nuit et faire un trek d’une journée le lendemain, pour découvrir les ethnies Hmong Noirs et Dzao Rouges et leurs modes de vie. On rêvait de faire un trek de plusieurs jours et dormir chez l’habitant, mais faute de temps et de budget, on a dû revoir nos ambitions à la baisse.

« Les ethnies vivent principalement de la culture du riz et ne perçoivent rien des nombreux treks organisés chez eux en permanence. La pauvreté du village nous met parfois mal à l’aise, une impression de voyeurisme collée aux baskets »

Départ du trek en minibus avec d’autres voyageurs et notre guide pour un village dans la vallée, au milieu des rizières. La vallée autour de Sapa est magnifique, par contre les alentours de la ville sont vraiment sales. Des ordures jonchent les flancs de montagne, c’est triste à voir tellement le site est exceptionnel. Des vendeuses Hmong nous attendent à la sortie du minibus et vont faire le trek avec nous. Dans le but de vendre leur artisanat, mais c’est de bonne guerre vu le nombre de cars de touristes qui traversent leurs villages à longueur de journée. La plupart parlent anglais voir même français et on arrive à communiquer. Les ethnies vivent principalement de la culture du riz et ne perçoivent rien des nombreux treks organisés chez eux en permanence. La pauvreté du village nous met parfois mal à l’aise, une impression de voyeurisme collée aux baskets. On décide de ne pas prendre de photos des bébés jouant tout seuls, tout nus, dans la boue, mais d’autres touristes ne s’en soucient pas vraiment et j’ai l’impression d’être au zoo. On tombe sur un mariage Hmong en plein milieu du trek et l’alcool de riz coule à flots. C’est très festif, l’Happy Water comme notre guide surnomme l’alcool y est pour beaucoup dans cette ambiance à 11h du matin. On traverse des rizières et des endroits à couper le souffle. Un trek est définitivement à faire si vous visitez Sapa et sa région, mais sûrement sur plusieurs jours pour vivre une expérience plus humaine et plus magique. On doit déjà repartir, direction Hanoi et ensuite la Baie d’Halong pour une croisière de deux jours et une nuit.

Jeune femme Hmong Noir, vallée de Sapa

Jeune femme Hmong Noir, vallée de Sapa

De Sapa à Halong Bay

A nouveau dans un bus en direction d’Hanoi! Le trajet se fait beaucoup plus vite, la route reliant Hanoi à Sapa ayant été refaite récemment. Cinq heures de trajet et trois crises cardiaques sur la route plus tard (notre chauffeur double en virage sans visibilité et on s’est rabattu à un cheveu d’un poids lourd), nous atteignons enfin Hanoi. A ce stade du voyage je me fait à l’idée que tous les bus que l’on prendra rouleront à tombeaux ouverts et qu’il faut que je l’accepte. Tout est dans l’acceptation. Ah oui petit détail qui n’est pas négligeable au Vietnam, le wifi est partout. Mais littéralement partout, gratuit dans certaines villes, les bus, les gares… Assez pratique quand on backpack.

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Nuit de courte durée, mais à ce stade de l’aventure on s’est habitués, et nous voilà à l’aube en direction de Haiphong, le port d’embarcation pour rejoindre l’île de Càt Bà, d’où notre jonque partira pour la croisière. On rêvait de cette croisière en amoureux depuis des mois et ayant lu plusieurs avis sur le net, on s’est décidés à louer une jonque privée. On est passé par l’agence Oriental Bridge Travel, avec qui on avait discuté avant notre départ des détails de la prestation. On ne va pas se mentir c’est un petit budget quand même et on voulait s’assurer que ce soit vraiment à la hauteur. On a loué la jonque standard, en basse saison (mois de mars), avec le capitaine et le cuisinier. On a fait l’impasse pour des raisons de budget sur le traducteur et on s’est dit qu’on arriverait bien à communiquer quand même. On savait qu’il ferait frais à cette époque de l’année mais ce n’était pas un problème pour nous, on était sûrs qu’on allait se régaler en photo.

« Les pains karstiques qui sortent de la brume, la magnificence de la baie et son calme à cette époque de l’année, on se seraient crus dans Jurrasic Park »

Halong Bay

Je n’ai pas de mots pour décrire la magie de ces deux jours. On a bien rigolé sur le « port » de Càt Bà, qui ressemble à un chantier géant à ciel ouvert plus qu’autre chose. Mais on a fini par trouver la jonque. Une des ancres était coincée au fond de l’eau dans des débris et notre cuisinier a plongé pour la couper, au grand désarroi de son patron qui hurlait sur le bord. Mais nous voilà partis et là on s’est pris une claque. Les pains karstiques qui sortent de la brume, la magnificence de la baie et son calme à cette époque de l’année, on se seraient crus dans Jurrasic Park. Si vous avez l’occasion de le faire c’est fabuleux, un des plus grands moments de notre voyage au Vietnam.

Photo by WilliamK

Baie d’Halong

On ne peut que vous recommander l’agence avec laquelle on a réservé notre croisière, la prestation était super. On a réussi à communiquer avec nos compagnons de voyage et à se faire blagues, et ça, ça vaut tout l’or du monde.  Notre cuisinier nous a fait des plats incroyables, vraiment c’était absolument divin. Manger des plats délicieux en bonne compagnie à l’arrière du bateau dans  » la plus belle salle à manger du monde » c’est magique. On a fait du kayak dans la baie, cette formule est proposée à tout le monde sur la baie d’Halong, mais encore une fois à cette époque de l’année, pas trop saturée de monde, c’était très chouette.

Photo by WilliamK

« Les maisons flottent sur des bidons et sont reliées entre elles, les enfants rejoignent l’île de Cat Bà en barque pour aller à l’école et les chiens gardent jalousement les aquariums à ciel ouvert »

La nuit sur la baie à été exceptionnelle, les étoiles dans le ciel et l’impression d’être seuls au monde, en connexion avec l’immensité de la Nature. Le lendemain visite de l’île aux singes, où on s’est fait courser par ces enfoirés, pardon charmants voleurs. On a visité  également un village de pêcheurs où l’on s’est rendus compte qu’il fallait qu’on améliore nos capacités d’équilibristes. Leur mode de vie est fascinant. Les maisons flottent sur des bidons et sont reliées entre elles, les enfants rejoignent l’île de Cat Bà en barque pour aller à l’école et les chiens gardent jalousement les aquariums à ciel ouvert. On est repartis des souvenirs plein la tête et des étoiles dans les yeux. Et maintenant direction Ninh Binh, la baie d’Halong terrestre pour la suite de notre aventure.

D’Halong Bay à Ninh Binh

Le matin à l’aube, encore un matin à l’aube décidément, nous voilà partis pour une visite à vélos de Tam Coc où l’on a choisi de rester pour être plus près de la nature. Au débarcadère des dizaines de barques attendent les touristes, avec ces femmes qui pagaient avec leurs pieds. C’est un peu la cohue mais on se retrouve vite à naviguer paisiblement sur la rivière, sans un bruit.

L’immensité du paysage coupe le souffle également, Jurrassic Park, Skull Island… On s’attend à entendre King Kong au loin.

Vietnam by Caroline Fauvet

Le reste de la journée, on a visité la région à vélo, les villages et les plantations de riz. Une balade de plusieurs heures dans la réserve naturelle également, où l’on a vu des centaines d’oiseaux, d’espèces que l’on ne connaissait pas encore. On a rencontré des gens adorables. Quand on est photographes, quel bonheur de voir les gens se prêter aux portraits avec gentillesse et envie. Notre partie préférée c’est toujours de leur montrer leurs photos et de voir leurs yeux s’illuminer. Merci à tous ces gens que l’on a rencontré et qui ont eu la générosité de se laisser prendre en photo. Nos plus beaux souvenirs, ce sont eux.

« Le gros avantage du voyage en sac à dos est de vraiment suivre ses envies, d’être libre de bouger quand bon nous semble ou bien de rester des jours entiers dans les endroits dans lesquels on se sent bien »

On aurait pu rester un ou deux jours de plus et visiter d’autres sites, mais le soleil commence à nous manquer et on se dit que plus on ira au sud, plus on aura de chance de l’apercevoir. On rencontre d’autres voyageurs à la guest house avec qui on partage nos aventures Vietnamiennes et on échange des conseils sur nos expériences dans les autres pays d’Asie du Est. Mais déjà la bougeotte nous reprend. Le gros avantage du voyage en sac à dos est de vraiment suivre ses envies, d’être libre de bouger quand bon nous semble ou bien de rester des jours entiers dans les endroits dans lesquels on se sent bien.

On souhaite en voir au maximum et comme si on n’était pas assez fatigués on se dit qu’un bus de nuit pour rejoindre Hué ce serait une bonne idée. c’est l’option la plus viable d’où l’on est alors la décision se prend vite. Il y en a pour une quinzaine d’heures. Easy.

De Ninh Binh à Hué

On a hésité jusqu’au dernier moment à s’arrêter quelques jours au parc national de PHong Nha Ké Bàng pour voir les grottes, mais à nouveau pour des question de budget et de temps on a dû faire un choix. Choix que l’on regrette aujourd’hui encore haha. Mais bon ce sera pour un prochaine fois. Peut être. Ou jamais. Tristesse infinie…  Allez j’arrête mon cinéma.

« on vous conseille également lors des trajets en bus de nuit, de descendre pour jeter un oeil sur vos sacs lors des arrêts. Pour ne pas qu’ils restent seuls sur le bord de la route, sans vous, avec un chauffeur pressé de repartir »

Nous voilà donc dans le bus en direction de Hué. Et là fini les bus locaux et les couettes en polaire léopard,  se sont des bus tous néons dehors, remplis de backpackers comme nous. Avec des couchettes individuelles, pour des petites jambes encore. Et un autre passionné du klaxon au volant. Ce qui complique les choses quand même pour dormir. A ce stade du voyage je commence à me dire que les voyages c’est bien, mais qu’on est un peu tarés quand même au niveau du rythme, et que peut être et c’est même sûr, on va rentrer encore plus crevés qu’on est partis. Mais ce n’est pas grave on aura des souvenirs plein la tête et des super photos. Oui, à ce moment là je me ment pour supporter ce voyage en bus avec toilettes nauséabondes à bord.

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Conseil, backpackers de tous pays, ne vous mettez pas au fond dans les bus, si il y’a des toilettes. Cela peut compliquer une affaire déjà pas simple. En plein milieu de la nuit le bus s’arrête pour faire descendre les gens qui eux ont eu l’idée de ne pas faire l’impasse sur le parc national. Will sort se dégourdir les jambes et encore aujourd’hui je remercie ses jambes de l’avoir poussé à sortir sinon on aurait fini le reste du voyage sans nos sacs. Backpackers de tous pays, on vous conseille également lors des trajets en bus de nuit, de descendre pour jeter un oeil sur vos sacs lors des arrêts, pour ne pas qu’ils restent seuls sur le bord de la route, sans vous, avec un chauffeur pressé de repartir.

Neuf heures du matin, arrivés à Hué! Et là Oh grand bonheur, le soleil est là et je dirai même le cagnard! On se fait bien gueuler dessus à la descente du bus et littéralement sauter dessus par des dizaines de chauffeurs de taxi plus énervés les uns que les autres, mais ça on commence à s’habituer, et de toute façon on s’en fouuuu, il fait beau!

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« Quand je dis super hôtel, comprenez 35 dollars la nuit, et l’hôtel est vraiment super »

On se partage donc un taxi avec d’autres passagers du bus, et nous voilà en direction du centre ville. Et là on se décide de se prendre un super hôtel, l’orchid Hotel parce qu’on a très envie d’une bonne nuit, d’une douche, de laver quelques affaires, et que ce soit joli, et propre, et que nos nuits en bus, on commence à en avoir un peu marre. Quand je dis super hôtel, comprenez 35 dollars la nuit, et l’hôtel est vraiment super. La chambre spacieuse et le lit immense, on pourrait dormir à quatre dedans. Pour 35 dollars! Et oui Messieurs Dames! Et le petit dej buffet du lendemain matin était génial. N’hésitez pas à négocier vos logements lorsque vous voyagez en Asie du sud est, tout ce négocie là-bas!  Nos bagages posés et une bonne douche rafraichissante on part visiter la cité impériale et ses tombeaux. Bon en toute franchise, ces vieilles pierres c’est assez joli, l’histoire est très intéressante mais on en a vite fait le tour. On a la tête ailleurs et la fatigue de cette semaine de marathon se fait vraiment sentir. Du coup on se dit qu’on s’accorde un jour tranquille pour manger ( chez Nina Café, délicieux) se faire faire des massages ( à côté de l’hôtel, massage d’1h pour moins de 10 dollars, et honnêtement un des meilleurs massages de ma vie. ) et profiter sans courir. On décide d’écourter notre séjour à Hué après un coup de fil de nos amis du premier bus pour les rejoindre à Hoi An, avant leur retour en France. Et puis en plus du soleil on a envie de voir la mer. On aurait pu s’y rendre à Hué, mais voilà les choix, les choix, les choix.

Rivière des parfums, Hué

Rivière des parfums, Hué

De Hué à Hoi An

Hoi An c’est une charmante petite ville de bord de mer, très touristique mais vraiment charmante, la plus jolie qu’on ai pu voir au Vietnam. Surtout le soir avec tous ces petits lampions allumés. Elle se parcourt très facilement à pied et a l’avantage dans le centre historique d’être interdite à la circulation. Avec un vélo ou un scooter, les environs se font facilement aussi. On a résidé un peu en dehors de la ville dans une guest house super bien tenue par des gens adorables avec beaucoup d’humour et très serviables. Vélos et scooters à louer, petit patio pour l’apéro et les petits dej, et chambres impeccables : Loc Phàt Hoi An Homestay.

« Le pays est dans un développement économique et industriel effréné et les constructions poussent comme des champignons »

Les plages plus au nord sont plus jolies que celles près de la route principale lorsque que vous arrivez d’Hoi An. Par contre si comme moi vous vous attendez aux plages de Thailande au Vietnam, (oui je sais ça je ne vois pas pourquoi mais bon j’avais des rêves) vous serez un peu déçus. Mais ça reste très agréable quand même. Une grande partie du littoral Vietnamien est en travaux. Le pays est dans un développement économique et industriel effréné et les constructions poussent comme des champignons. La côte est très jolie, mais les choix d’architecture sont particuliers… J’ai envie de dire, mais qui a validé le projet?? C’était très beau et là c’est horrible avec cette hôtel géant. On se dit à ce stade du voyage, qu’on aurait bien fait le pays il y a une dizaine d’années, que ça devait être sublime parce que certains coins sont maintenant un peu défigurés quand même par tous ces chantiers gigantesques.

Plage de Hoi An

Plage de Hoi An

Revenons à Hoi An. C’est la petite ville idéale pour se reposer, il fait beau, chaud et surtout on y mange les meilleurs Banh Mi du Vietnam. Je ne me souviens plus du nom mais ils sont une institution dans la ville et ça ne désemplit pas. Il faudra jouer des coudes pour passer votre commande mais ces Banh Mi en valent la peine et la queue sur le trottoir vous donnera un bon indice de leur popularité!

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« On a l’habitude de voyager en train dans tous les pays que nous visitons et nous ne sommes pas regardant sur le confort. Ce qui nous intéresse ce sont les rencontres »

Après quelques jours de repos nous revoilà partis sur les routes direction Saigon! Et cette fois ci fini les bus on veut du train, donnez nous du train! Bon ce n’était pas l’idée de l’année non plus. On a l’habitude de voyager en train dans tous les pays que nous visitons et nous ne sommes pas regardant sur le confort. Ce qui nous intéresse ce sont les rencontres. Les trains au Vietnam sont globalement d’un meilleur standard que d’en d’autres pays d’Asie mais ils sont surtout assez cher, pour le trajet Hoi An/ Saigon comptez environ 45 dollars par personne. Alors à ce prix là c’est un train couchette, cabine de 6 personnes, avec les couchettes tout en haut. Celles près de la clim. Prévoyez donc des pulls pour ne pas mourir de froid alors qu’il fait 40 degrés dehors.

De Hoi An à Cai Bê

Pont DragonAh j’oubliais, on a traversé un pont Dragon à Da Nang. Oui j’ai bien dit un pont Dragon! Improbable mais très très cool et très impressionnant. Les extrémités sont en tête de  Dragon et on nous a dit que la nuit les têtes crachent du feu.

On a vérifié sur internet, véridique! Ok pont level 10.

Le train de Da Nang à Saigon

Parlons un peu de ce trajet en train.  Arrivés à la gare notre train a du retard, un peu surprenant , la ponctualité est plutôt de mise au Vietnam. En fait on apprend qu’un pont s’est écroulé sur le trajet avant Saigon et que du coup tout le traffic est perturbé, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée ( tiens ça nous rappelle quelque chose).

« psychologiquement on est prêts. 18h de train, pas peur. Descendre à l’aube, pas peur. Pour prendre un bus, bon là on a pas le choix… »

Du coup on nous prévient qu’il faudra qu’on quitte le train vers 5h du matin, pour prendre un bus pour Saigon ensuite. Le trajet est initialement de 18h, quand même. Et à ce stade du voyage on ne veut pas aller à Saigon vraiment, mais partir dans le Delta du Mekong: pour la végétation luxuriante et les petits paradis tropicaux trop beaux comme je l’ai lu dans le guide. Alors du coup il faut qu’on y aille.

Revenons au train. Ok psychologiquement on est prêts. 18h de train, pas peur. Descendre à l’aube, pas peur. Pour prendre un bus, bon là on a pas le choix. Nous voilà dans notre cabine, qu’on a pour nous tous seuls au début et on espère très fort que ça reste comme ça.

Le train va doucement mais ça nous permet d’admirer la beauté des paysages, et la vie dans les villages. C’est fantastique, juste pour ça, ce trajet valait le coup. L’après midi aura été ponctuée de rencontres improbables. Un monsieur est venu nous demander d’échanger de cabine avec lui et sa femme parce qu’il voulait plus de place. On a refusé, elle était pleine à craquer et tout le monde dormait à 16h. On est sympas mais là on pense un peu à nous. Un vieux monsieur est venu peu de temps après s’allonger 1h sur le lit d’en face, et est reparti comme si de rien n’était. Un couple de Vietnamien se joint plus tard à nous dans la cabine, on ne se comprend pas mais ils sont adorables. La dame trouve qu’on ne mange pas beaucoup et nous donne la moitié de son assiette et plein de bonbons au gingembre. Des sourires, des échanges qui font chaud au coeur. Petite nuit sous la clim, au frais, au froid. Le gentil monsieur à quand même reçu des coup de fil à 3h du matin, conversation tenue à haute voix même si tout le monde dort. Une autre différence de culture à laquelle on s’habitue quand on voyage en Asie. Quelques klaxons de train plus tard, et oui ce serait dommage de s’arrêter en si bon chemin alors qu’on commence à s’habituer à la stimulation sonore du pays, nous voilà à 5h du mat débarqués dans une gare perdue au milieu de nulle part.

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« on croyait avoir pris une claque avec la circulation de scooters d’Hanoi, et bien là c’est encore plus impressionnant. Des milliers de scooters, partout. Des bouchons de scooters à perte de vue »

Avec des centaines de personnes qui se ruent dans la gare pour prendre les bus. Ok mais il est un peu tôt là. Les yeux à moitié ouverts on monte dans le bus, en direction de Saigon pour 3h de trajet qui vont nous en paraitre le double. Le petit bout de chou à côté de nous a été malade pendant tout le voyage et les vomissements des uns ont tendance à stimuler ceux des autres.. Ahhhh Delta du Mekong je t’attends et j’espère que tu vas valoir le coup!

Arrivés sur Saigon, on croyait avoir pris une claque avec la circulation de scooters d’Hanoi, et bien là c’est encore plus impressionnant. Des milliers de scooters, partout. Des bouchons de scooters à perte de vue.

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« Arrivés à la gare, c’est le chaos total, on est presque un peu submergés »

Une fois arrivés à la gare de train avec notre bus, nous voilà repartis dans l’instant pour la gare routière qui est en fait à l’autre bout de la ville! OK, let’s go! Mode guerriers enclenché. On a vu sur le net qu’il y avait des bus pour Cai Bê, ville dans le Delta du Mekong, plusieurs fois par jour et plus tôt on y sera, mieux ce sera!

Arrivés à la gare, c’est le chaos total, on est presque un peu submergés, on fini par trouver notre bus, et on insiste bien sur le fait que nous on descend en cours à Cai bê, et non pas au terminus à l’autre bout du Delta. Le type à l’air de s’en foutre royalement, agacé qu’on lui parle anglais, mais on ne se formalise pas et on se dit que quand même, on lui a demandé gentiment, avec des yeux de chiots et nos plus beaux sourires alors qu’il nous engueulait pour monter dans le bus, donc il va bien nous dire quand il faut descendre… Bon je me dis qu’il faut quand même que je garde un oeil ouvert malgré la fatigue parce que mon petit doigt et tous les autres me disent qu’il y a anguille sous roche. Et là au bout de 2h de trajet, je vois un panneau Cai Bê à gauche et nous on part à droite OKLM. Hmmm ok… J’avertis Will mais on se dit, noooooon, il n’a pas fait çaaaa. Ce n’est pas possible , on lui a demandé dix fois, faisons lui confiaaaance…. Quinze minutes plus tard, pause dans un hangar d’autoroute et on se dit qu’on va quand même aller vérifier. Et là, BIM, on a bien dépassé notre destination et le type n’en a eu rien à foutre. Je fulmine, Will aussi, mais lui il fulmine utile. Il trouve un charmant monsieur parlant anglais qui nous aide à trouver une solution pour repartir sur nos pas. On récupère nos sacs et après une négociation lunaire à laquelle on n’a pas compris un traitre mot, nous voilà chacun sur des moto taxis, avec nos énormes backpacks, en short et en tongs, sur l’autoroute, avec des casques qui ressemblent plus à des casquettes qu’autre chose. Je suis au max haha. Hâte d’arriver à destination.

Et ça valait le coup. Nous voilà pour déjeuner après ce trajet de 24h de folie, dans le jardin d’une sublime ancienne maison coloniale, La Maison de Monsieur Ba, entourés de chiots et d’arbres fruitiers, à déguster une savoureuse cuisine. On visite le jardin tropical et on découvre des jack fruit gigantesques.

Une fois bien reposés on décide de se rendre à 1h de bateau d’ici sur l’île d’An Binh, d’y passer la nuit et de décider ensuite de ce que l’on a envie pour la suite du voyage. Sur le trajet des dizaines d’engins ramassent du sable. Le fleuve est sale et là aussi l’industrialisation bat son plein, sans aucune conscience pour l’environnement qui est pourtant superbe.

photo-by-WilliamK

An Binh

On arrive sur l’île en pirogue et on traverse une petite jungle pour se rendre près de la route principale, dans la guest house qu’on a repéré Homestay Bay Thoi. L’île nous plait tout de suite, ça change de tout ce qu’on a vu avant. La végétation est en effet luxuriante et c’est calme. Peu de circulation, comme si la frénésie Vietnamienne n’avait pas lieu ici.

« On mange des noix de coco tout juste coupées des cocotiers, on admire les lucioles la nuit et on apprend à compter en Vietnamien en buvant de l’alcool de riz »

Coup de coeur immédiat pour la guest house et nos hôtes. Des hamacs bordent tout le tour de la villa et les chambres sont simples et propres. Le patron nous emmène nous baigner dans le mekong avec son fils et ses amis. Quelques frayeurs parce qu’on ne voit pas à un centimètre dans l’eau et tous se marre bien à nous voir un peu paniqués.

Le soir, cours de cuisine. On apprend à faire des nems et on goûte l’incroyable cuisine faite par sa femme et la maman de celle ci. Simple, fraiche et savoureuse. Je prend des notes en espérant réussir à refaire la même chose à notre retour en France.On vient de trouver notre petit paradis au Vietnam et on va y rester, profiter et recharger les batteries avant de repartir pour le deuxième grand chapitre de notre voyage en Asie, la Birmanie! Mais ça ce sera pour plus tard.

On visite l’île à vélo, on déguste des jus de pomelos toute la journée, on discute pendant des heures avec les autres voyageurs, Français pour la plus part, et oui c’est fou le nombre de Français qui visitent le Vietnam. Et on les aime bien nos petits frenchies backpackers de l’autre bout du monde. On refait le monde et on se pose de sérieuses questions tous ensemble sur nos choix de vie.

On fait des rencontres avec les habitants, on perturbe les cours d’une école maternelle en s’arrêtant dire bonjour à tous ces petits coeurs surexcités de voir des touristes chez eux. On mange des noix de coco tout juste coupées des cocotiers, on admire les lucioles la nuit et on apprend à compter en Vietnamien en buvant de l’alcool de riz. Les gens sont ici généreux en sourires, en convivialité et prennent le temps de vivre.

An Binh aura été notre très gros coup de coeur au Vietnam avec la Baie d’Halong. Après avoir bien profité, nous voilà sur le départ pour nos derniers jours à Saigon, avant de s’envoler pour Yangon!

De An Binh à Saigon

Cela aurait été vraiment dommage que notre dernier voyage en bus soit de tout repos, on avait presque oublié! Nous revoilà dans un bus d’un certain âge, conduit par un pilote de F1, sauf que, et c’est beaucoup moins drôle, les freins de ce bus étaient quasi inexistants. On est arrivés vivants après avoir vu de très très près une rambarde, et remercié le ciel pour cette vie fabuleuse, courte mais bien, mais quand même, non pas maintenant, c’est trop tôt! Après dix kilos de sueur en moins dû à la peur, on se retrouve au milieu de nulle part, dans Saigon, en bord d’autoroute. Et là il faut qu’on traverse à pied, pour se rendre du bon côté. Allez bisous et bon courage. An Binh tu nous manque! C’est fait, on a serré les fesses et tout ce qu’on pouvait, on est du bon côté, dans un taxi qui roule normalement, au frais, et c’est reparti pour l’exploration de cette ville dans laquelle le temps ne semble jamais s’arrêter!

Vietnam by Caroline Fauvet

Station d’essence, centre ville de Saigon

Saigon

On a fait le tour du centre et des impératifs à voir à Saigon. La poste de la ville est vraiment sublime, il faut voir ça! Mais nous sommes des amoureux de la nature et des grands espaces et la ville nous étouffe déjà. On a très bien mangé également à Saigon: chez Pizza 4P’s (on crevait d’envie d’une bonne pizza) et chez Lemongrass (leurs rouleaux de printemps au boeuf grillé étaient simplement succulents) . On s’est promenés le soir sur la place aux fontaines et on est allés boire un verre sur un superbe roof top à côté avec vue sur la ville. Sinon comme toutes les grandes mégalopoles, Saigon nous avait montré ce qu’on voulait voir et nous fatiguait déjà. Notre tête était déjà en Birmanie, il était temps de partir découvrir un autre monde!

Vietnam by Caroline Fauvet

On espère que ce récit de voyage vous a plu et vous a fait voyager si vous avez eu l’envie de lire jusqu’au bout notre périple!

Petit résumé de conseils pour les voyageurs qui envisagent le Vietnam:

Si c’était à refaire, un mois c’est vraiment le minimum pour visiter le pays. Si vous avez plus de temps à disposition, n’hésitez pas. On est ravis de notre voyage, mais il est vrai qu’en trois semaines, ça a été un peu un marathon. On aimerait beaucoup y retourner faire les régions que nous n’avons pas eu le temps de voir, comme le Nord Est, la région d’Ha Giang en particulier, (difficile d’accès car peu d’infrastructures) qui d’après ce qu’on nous a raconté, vaut vraiment le coup. On a appris en fin de séjour qu’il est possible de faire les trajets en moto même avec de très gros sac à dos. Ce qui était notre contrainte et raison pour laquelle nous avions choisi les bus, et trains pour nous déplacer. Des compagnies proposent des locations de motos ET font déposer vos sacs à destination. C’est vraiment un pays qui se découvre en dehors des circuits traditionnels, et la moto semble le meilleur moyen pour faire un voyage à son rythme.

Bon voyage au Vietnam!
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Hanoi, Mars 2016